Gâteau mousse au chocolat sans gélatine, ganache brillante
Biscuit moelleux, mousse au chocolat aérienne montée à la crème, ganache brillante et rosettes pochetées : le dessert au chocolat en trois couches, sans gélatine.
Publié le 14 min de lecture
- Temps total
- Préparation
- Cuisson
- Repos
- Portions
- 8
- Pour 1 gâteau de 20 cm
- Cuisine
- Française
- Calories
- 480
- par portion, estimation

Sur cette page16 sections
Une couche de ganache lisse et brillante, une mousse au chocolat d’une légèreté étonnante, un biscuit moelleux en dessous : ce gâteau réunit les trois textures du dessert au chocolat parfait. La mousse se monte à la crème fouettée, sans gélatine, et se découpe en parts d’une propreté irréprochable. Une recette de fête qui demande surtout de la patience au réfrigérateur, et qui récolte tous les regards à table.
Ce gâteau mousse au chocolat suit la même structure que les entremets de pâtisserie : un biscuit cuit au fond, une mousse montée au centre, une ganache nappée sur le dessus et de fines rosettes pochetées en bordure. La mousse repose sur une crème entière fouettée, incorporée à un chocolat fondu tiédi : elle tient parfaitement à la découpe sans gélatine. La ganache, dosée à parts égales de chocolat et de crème, reste souple au réfrigérateur et garde son reflet brillant. Comptez une heure de préparation en tout, deux heures de repos au frais, et un moule à manqué de 20 cm ou un cercle à pâtisserie. Servez 8 parts généreuses.
Le petit plus
Pourquoi vous allez l’adorer
La mousse tient sans gélatine parce qu’elle repose sur deux fermetés qui se complètent : le chocolat, qui fige en refroidissant, et la crème entière à 30 % de matière grasse, qui se solidifie au frais. Le point critique est la température du chocolat : fondu puis tiédi, il reste fluide assez longtemps pour être incorporé sans figer, mais assez refroidi pour ne pas faire fondre les graisses de la chantilly. Même sans thermomètre, le test du doigt suffit : le bol doit être tiède, jamais brûlant. Incorporer un premier tiers de crème en fouettant détend la base, puis l’ajout délicat à la maryse préserve les millions de bulles d’air emprisonnées : c’est elles qui donnent cette texture aérienne visible à la découpe.
Le biscuit s’appuie sur la technique du ruban : œufs et sucre fouettés longuement incorporent tellement d’air que la farine suffit à tout lier, sans levure ni beurre. Cette légèreté est essentielle, car une base dense écraserait la mousse à la fourchette. La ganache, dosée à parts égales de chocolat et de crème, se comporte à l’inverse de la mousse : assez riche en chocolat pour rester ferme au réfrigérateur, assez riche en crème pour rester souple en bouche et couler en fine lame sur les bords. Nappée tiède, elle lisse toute irrégularité et offre ce reflet miroir qui met la mousse en valeur. Le repos de deux heures au réfrigérateur soude enfin les trois couches en un ensemble qui se tranche net.
Ce qu’il vous faut
Ingrédients
Pour 1 gâteau de 20 cm.
Le biscuit
La mousse au chocolat
La ganache et le nappage
Contient :
- Gluten
- Œufs
- Lait
Matériel
Ustensiles
- Moule à manqué de 20 cm ou cercle à pâtisserie
- Balance de cuisine
- Verre doseur
- Batteur électrique
- Maryse souple
- Casserole
- Poche à douille avec douille cannelée
- Grille de refroidissement
Remplacements
Substitutions
Au lieu deChocolat noir pâtissier
UtilisezUn chocolat de couverture à 60-70 % de cacao, fondu exactement de la même façon
Au lieu deFarine T55
Utilisez80 g de fécule de maïs pour un biscuit encore plus fondant
Au lieu deSucre en poudre
Utilisez100 g de sucre semoule, au dosage identique
Au lieu deDouille cannelée
UtilisezUne douille unie ou le coin découpé d’une poche, pour des rosettes plus rustiques
Bon à savoir
Notes
Choisissez un chocolat noir pâtissier entre 60 et 70 % de cacao : en dessous, la mousse manque de caractère et de tenue ; au-dessus, elle devient amère et plus ferme qu’il ne faut. La crème doit impérativement être entière, avec au moins 30 % de matière grasse, et très froide : une crème légère ne monterait pas en chantilly assez ferme pour tenir la mousse. La pincée de sel fin relève le chocolat sans jamais se faire sentir. Pesez chaque ingrédient sur une balance de cuisine, les proportions y sont sensibles, et sortez les œufs du réfrigérateur une heure à l’avance : à température ambiante, ils montent plus vite et plus haut.
Un moule à manqué de 20 cm ou un cercle à pâtisserie de même diamètre, posé sur une plaque recouverte de papier cuisson, conviennent tous les deux ; le cercle facilite le démoulage et donne des bords nets. Prévoyez aussi une maryse souple, un batteur électrique et une poche à douille cannelée pour les rosettes. Si vous n’avez pas de douille cannelée, une douille unie ou un simple coin découpé dans une poche font l’affaire, avec des rosettes plus rustiques. Les substitutions détaillées figurent dans la liste prévue à cet effet, sous la liste d’ingrédients : chocolat de couverture, fécule de maïs pour le biscuit, douille unie.
Mise en place
Avant de commencer
Avant de commencer, pesez tous les ingrédients et préparez le matériel : un moule de 20 cm chemisé de papier cuisson, un bol et les fouets du batteur passés 15 minutes au congélateur pour la chantilly, une maryse souple, une casserole et une poche à douille. Sortez les œufs du réfrigérateur une heure à l’avance et gardez la crème entière au plus froid jusqu’au dernier moment. Hachez le chocolat des deux préparations d’un coup de couteau robuste, en éclats réguliers : il fondra plus vite et plus uniformément. Prévoyez enfin de la place dans le réfrigérateur, le gâteau doit y rester au moins deux heures.
Pas à pas
Préparation
Partie 1
Le biscuit moelleux
Étape 1 : Monter les œufs au ruban
Préchauffez le four à 180 °C et chemisez le fond d’un moule à manqué de 20 cm de papier cuisson. Versez les œufs et le sucre en poudre dans le bol du batteur, puis fouettez à vitesse moyenne 5 à 6 minutes : le mélange blanchit, triple de volume et retombe du fouet en un ruban lent et visible.
Il vous faut : œufs · sucre en poudre
Température à cœur 71 °C
À surveiller : La pâte trace un ruban qui reste visible quelques secondes à la surface du bol.
Astuce : Des œufs à température ambiante montent plus vite et plus haut que des œufs sortis du réfrigérateur.
Étape 2 : Cuire le biscuit
Tamisez la farine T55 au-dessus du bol pour éviter les grumeaux, puis incorporez-la en deux fois avec une maryse, en soulevant la masse de bas en haut pour garder tout l’air. Versez dans le moule, lissez et enfournez 18 à 20 minutes, jusqu’à ce que les œufs soient entièrement cuits à cœur, à 71 °C au centre du biscuit. Démoulez sur une grille et laissez refroidir complètement.
Il vous faut : farine T55
À surveiller : Le biscuit est doré, élastique sous le doigt, et la pointe d’un couteau ressort sèche.
Astuce : Laissez tiédir 10 minutes avant de démouler, sinon le biscuit se déchire sur les bords.
Point de contrôle
Le biscuit sort doré, légèrement bombé, et une odeur de gâteau chaud emplit la cuisine. Sous le doigt, la surface est élastique et revient en place ; la pointe d’un couteau plantée au centre ressort sèche, sans pâte collante. Laissez-le refroidir complètement sur une grille avant de passer à la mousse : un biscuit encore tiède ramollirait la chantilly dès le montage. Vérifiez aussi que le biscuit tient bien ensemble et ne s’effrite pas trop ; s’il semble pâle, prolongez la cuisson de 3 à 4 minutes. Un biscuit bien refroidi, ferme et manipulable sans casse, est le signal pour continuer.
Partie 2
La mousse au chocolat
Étape 3 : Fondre puis tiédir le chocolat
Hachez le chocolat noir pâtissier et faites-le fondre au bain-marie, à feu doux, en remuant jusqu’à obtenir une texture parfaitement lisse et brillante. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à ce que le bol ne soit plus brûlant au toucher : un chocolat encore chaud ferait fondre la chantilly au moment de l’incorporer.
Il vous faut : chocolat noir pâtissier
À surveiller : Le chocolat coule en ruban fluide, sans le moindre grumeau ni trace granuleuse.
Astuce : Veillez à ce qu’aucune goutte d’eau ne tombe dans le chocolat, qui figerait instantanément.
Étape 4 : Monter une chantilly souple
Versez la crème entière liquide bien froide dans un bol et montez-la au batteur en chantilly souple : les fouets laissent des pics souples qui retombent légèrement au bout. Arrêtez dès cet instant, car une chantilly trop ferme rend la mousse granuleuse et moins aérienne lors de l’incorporation finale.
Il vous faut : crème entière liquide
À surveiller : La crème a doublé de volume et forme des pics souples qui retombent doucement.
Astuce : Placez le bol et les fouets 15 minutes au congélateur : la crème monte plus vite et tient mieux.
Étape 5 : Incorporer la chantilly au chocolat
Incorporez d’abord un tiers de la chantilly au chocolat tiédi avec le sel fin, en fouettant franchement pour détendre la préparation. Ajoutez le reste en deux fois, à la maryse cette fois, en soulevant la masse de bas en haut pour préserver l’air. La mousse doit être homogène, souple et brillante, sans trace blanche.
Il vous faut : chocolat noir pâtissier · crème entière liquide · sel fin
À surveiller : Aucune trace blanche de crème ne subsiste et la mousse retombe souple de la maryse.
Astuce : Travaillez vite mais sans brusquer : chaque geste énergique de trop chasse l’air de la mousse.
Point de contrôle
La mousse est homogène, souple et brillante, sans trace blanche de chantilly ni grumeau de chocolat. Elle tient sur la maryse retournée sans couler immédiatement, tout en restant souple au geste. Si elle paraît granuleuse, la chantilly était trop ferme ou le chocolat trop chaud : continuez malgré tout, elle se lisse en partie au frais et se rattrape visuellement sous la ganache. Goûtez la profondeur du chocolat à ce stade : c’est le dernier moment pour ajuster avec une pincée de sel. Une mousse qui retombe souple de la maryse, dense d’arômes mais pleine d’air, est prête pour le montage.
Partie 3
Ganache et montage
Étape 6 : Préparer la ganache
Portez la crème entière à ébullition dans une petite casserole, puis versez-la en trois fois sur le chocolat haché, en mélangeant au centre avec une maryse jusqu’à obtenir une émulsion lisse et brillante. Prélevez trois cuillères à soupe de ganache pour les rosettes et laissez le reste tiédir avant de napper.
Il vous faut : chocolat noir pâtissier · crème entière liquide
À surveiller : La ganache est lisse, épaisse et brillante, sans trace de crème ni chocolat non fondu.
Astuce : Une ganache qui tranche se rattrape en ajoutant une cuillère de crème froide et en fouettant doucement.
Étape 7 : Monter le gâteau
Placez le biscuit refroidi au fond du moule chemisé ou dans un cercle à pâtisserie posé sur une plaque. Versez la mousse au chocolat dessus, lissez la surface avec une spatule, puis tapotez légèrement le moule sur le plan de travail pour chasser les bulles d’air. Réfrigérez 15 minutes pour raffermir.
Il vous faut : œufs · sucre en poudre · farine T55 · chocolat noir pâtissier · crème entière liquide
À surveiller : La surface de la mousse est lisse et régulière, sans bulle apparente.
Astuce : Descendez la mousse dans les angles avec le dos d’une cuillère pour éviter les poches d’air.
Étape 8 : Napper et pocher les rosettes
Vérifiez que la ganache a tiédi : elle doit napper la maryse sans couler trop vite. Versez-la au centre du gâteau, inclinez le moule pour qu’elle s’étale et déborde légèrement sur les bords, puis pochez les rosettes de ganache réservée en bordure, à la douille cannelée. Réfrigérez 2 heures avant de servir.
Il vous faut : chocolat noir pâtissier · crème entière liquide
À surveiller : La ganache s’étale d’un geste régulier et les rosettes tiennent leur forme sans couler.
Astuce : Si la ganache fige en pochant, passez la poche 5 secondes entre les mains pour la détendre.
Point de contrôle
Après deux heures au réfrigérateur, la mousse est ferme au toucher léger et la ganache ne colle plus au doigt tout en gardant son reflet brillant. Les rosettes tiennent leur forme en bordure, sans s’affaisser ni couler. En inclinant doucement le moule, rien ne doit bouger : la mousse est prise sur toute la hauteur, du biscuit jusqu’à la surface. Si la ganache présente encore une pellicule collante, prolongez le repos de 30 minutes ; un nappage pas assez froid se marque au premier passage de la lame. Le gâteau est prêt à être démoulé, découpé et servi bien frais.
Cuisson
Comment savoir si c’est prêt
Le gâteau est prêt quand les trois couches sont parfaitement prises et se laissent trancher d’un geste net. Le biscuit doit être cuit à cœur, la pointe d’un couteau plantée au centre ressortant sèche, signe que les œufs sont entièrement cuits. La mousse, après ses deux heures au réfrigérateur, offre une résistance ferme et élastique sous une pression légère du doigt, sans céder ni marquer durablement. La ganache, elle, ne colle plus au toucher tout en conservant son reflet brillant, et les rosettes de bordure tiennent leur forme sans s’affaisser. En inclinant doucement le moule, rien ne doit glisser ni bouger : si la surface présente encore la moindre trace collante, prolongez le repos de 30 minutes au frais avant de démouler et de découper.
À éviter
Les erreurs fréquentes
Trois erreurs reviennent le plus souvent. La première : monter la chantilly trop ferme, ce qui donne une mousse granuleuse et difficile à lisser ; arrêtez-vous aux pics souples. La deuxième : verser la chantilly sur un chocolat encore chaud, qui la fait fondre et divise le volume de la mousse par deux ; laissez toujours le chocolat tiédir. La troisième : napper avec une ganache trop chaude, qui traverse la mousse ou la fait fondre en surface ; elle doit être tiède, ni coulante ni figée. Enfin, ne prolongez pas inutilement le fouettage des œufs au-delà du ruban : la pâte devient instable et retombe à la cuisson.
Cuisiner en toute sécurité
Sécurité alimentaire
Températures à cœur minimales
Faites cuire au moins jusqu’à ces températures, mesurées au cœur de la partie la plus épaisse avec un thermomètre de cuisson à lecture rapide.
| Aliment | Température à cœur minimale |
|---|---|
| Plats aux œufs | 71 °C |
Pour mieux réussir
Astuces
Astuce 1
Pour des parts impeccables, trempez la lame d’un couteau fin dans de l’eau très chaude, essuyez-la et coupez d’un geste franc, sans scier. Réchauffez et essuyez la lame entre chaque part : la ganache ne s’y accroche pas et les couches restent distinctes. Sortez le gâteau 10 minutes du réfrigérateur avant de servir ; la ganache retrouve sa souplesse et la mousse développe tous ses arômes, sans pour autant ramollir. Si vous pochez les rosettes à la douille, maintenez-la verticale, pressez en comptant deux secondes, puis relevez d’un geste sec : la pointe retombe naturellement et donne une rosette régulière.
Astuce 2
Le chocolat se fond toujours au bain-marie plutôt qu’au micro-ondes pour cette recette : la chaleur douce et indirecte évite les surchauffes locales qui rendent la masse granuleuse. Si malgré tout le chocolat fige au contact de la chantilly, ne lissez pas à outrance ; une mousse légèrement marbrée reste savoureuse et se rattrape visuellement sous la ganache. Pour accentuer le reflet du nappage, versez la ganache en un seul geste, du centre vers les bords, et ne repassez pas la spatule dessus : chaque passage matise la surface. Prélevez enfin la ganache des rosettes pendant qu’elle est encore souple, jamais après réfrigération.
À votre façon
Variantes
Mousse au café
Faites fondre 2 c. à café de café soluble avec le chocolat au bain-marie. La mousse prend une profondeur de goût remarquable, et la ganache reste inchangée. Comptez le même temps de repos au réfrigérateur.
Zestes d’orange
Râpez le zeste d’une orange non traitée directement dans le chocolat fondu tiédi, avant l’incorporation de la chantilly. Les huiles essentielles parfument la mousse en profondeur, sans modifier la tenue ni le reste de la recette.
Chocolat au lait
Remplacez la moitié du chocolat noir de la mousse par du chocolat au lait pâtissier. Le dessert devient plus doux et plus rond ; conservez le chocolat noir pour la ganache afin de garder le contraste.
Pointe de framboise
Déposez une fine couche de framboises fraîches sur le biscuit avant de verser la mousse. L’acidité du fruit équilibre le chocolat noir ; ajoutez quelques framboises entières sur la ganache au moment de servir.
À table
Suggestions de service
Servez le gâteau bien frais, en parts de 8 : un couteau fin trempé dans de l’eau chaude et essuyé entre chaque coupe garantit des tranches nettes, où les trois couches restent bien distinctes. Déposez chaque part sur une assiette froide, à l’aide d’une spatule large glissée sous le biscuit. Si la ganache a coulé sur les bords, laissez ces petites coulures visibles : elles font partie du charme du dessert et annoncent la texture fondante qui attend à la fourchette. Une part bien découpée, avec sa rosette intacte en haut du bord, vaut à elle seule toute la présentation.
Côté accompagnement, restez sobre pour laisser le chocolat s’exprimer : un café serré, un thé noir peu infusé ou un verre de lait froid complètent la douceur du dessert sans la concurrencer. Quelques framboises fraîches ou une fine tranche d’orange confite posées à côté de la part apportent une pointe d’acidité bienvenue face au chocolat noir. Évitez les sauces supplémentaires : la ganache joue déjà ce rôle, et une couche de plus masquerait le contraste des textures, qui est tout l’intérêt du gâteau. Servez enfin dans les 10 minutes qui suivent la découpe, tant que la mousse garde sa tenue parfaite.
Les restes
Conservation et préparation à l’avance
- Réfrigérateur
- Le gâteau se conserve 3 jours au réfrigérateur, sous une cloche ou dans une boîte hermétique.
- Congélateur
- Congelez-le sans les rosettes, entier ou en parts, jusqu’à 1 mois ; décongelez 6 heures au réfrigérateur.
- Réchauffage
- Ne réchauffez jamais ce dessert : servez-le bien frais, sorti 10 minutes du réfrigérateur avant la découpe.
Le gâteau se conserve très bien 3 jours au réfrigérateur, sous une cloche à fromage ou dans une boîte hermétique, ce qui l’empêche de prendre les odeurs du frigo et protège la ganache de la condensation. La mousse reste souple et le biscuit moelleux pendant cette période ; seule la ganache perd un peu de son éclat au fil des jours. Ne laissez jamais le gâteau plus de 2 heures à température ambiante, la chantilly qu’il contient ne le supporte pas. Dans ce cas, remettez-le au frais sans attendre et servez les parts restantes dans les 24 heures.
Préparation à l’avance
Toute la structure se prépare à l’avance, ce qui en fait un dessert de réception idéal. Le biscuit se cuit la veille et se garde enveloppé dans un torchon propre, à température ambiante, sans sécher. La mousse peut être montée le matin même pour un service le soir, ou la veille pour un service le lendemain midi : elle se raffermira davantage, sans jamais devenir dense. La ganache, elle, se prépare au dernier moment, car le nappage et les rosettes exigent une texture souple. Comptez simplement deux heures de réfrigération minimum après le montage, et sortez le gâteau 10 minutes avant de servir.
Questions
Questions fréquentes
Peut-on préparer le gâteau la veille ?
Oui, et c’est même conseillé : la mousse se raffermit davantage au fil des heures et la découpe n’en est que plus nette. Montez le gâteau, nappez-le et pochez les rosettes la veille du service, puis réservez-le sous une cloche au réfrigérateur. Seul le biscuit peut être cuit jusqu’à deux jours à l’avance, enveloppé dans un torchon propre. Sortez le gâteau 10 minutes avant de servir pour que la ganache retrouve son éclat.
Pourquoi la mousse retombe-t-elle au montage ?
Deux causes expliquent une mousse qui perd son volume. Le chocolat était encore trop chaud et a fait fondre la chantilly au contact, ou bien la chantilly avait été montée trop ferme et a granulé lors de l’incorporation. Laissez toujours le chocolat tiédir jusqu’à ce que le bol soit tiède au toucher, arrêtez le batteur aux pics souples et incorporez le reste de la crème à la maryse, en soulevant la masse. Une mousse légèrement marbrée reste tout à fait rattrapable sous la ganache.
Comment découper des parts bien nettes ?
Trempez la lame d’un couteau fin dans de l’eau très chaude, essuyez-la soigneusement, puis coupez d’un geste franc sans scier. Réchauffez et essuyez la lame entre chaque part : la ganache ne s’y accroche pas et les trois couches restent distinctes jusqu’à l’assiette. Sortez le gâteau du réfrigérateur 10 minutes avant la découpe : la ganache se laisse alors traverser sans craquer et la mousse garde sa tenue.
Peut-on remplacer la crème entière liquide ?
Non, cette recette en dépend : avec au moins 30 % de matière grasse, la crème monte en chantilly souple et tient la mousse sans gélatine. Une crème allégée ou une boisson végétale ne monterait pas assez ferme et la mousse ne tiendrait pas à la découpe. Si vous ne trouvez que de la crème fleurette entière, elle convient parfaitement ; vérifiez simplement le pourcentage de matière grasse sur la brique avant de l’acheter.
Quel chocolat choisir pour la mousse et la ganache ?
Prenez un chocolat noir pâtissier à 60 ou 70 % de cacao, vendu en tablettes spécial dessert. En dessous de 60 %, la mousse manque de caractère et de tenue ; au-dessus de 70 %, elle devient amère et la ganache se fige trop vite. Utilisez le même chocolat pour la mousse et pour la ganache afin d’obtenir un goût parfaitement homogène d’une couche à l’autre.
Tout au même endroit : la fiche recette ci-dessous rassemble les ingrédients, les étapes et les valeurs nutritionnelles estimées, prête à imprimer.

Fiche recette
Gâteau mousse au chocolat sans gélatine, ganache brillante
Biscuit moelleux, mousse au chocolat aérienne montée à la crème, ganache brillante et rosettes pochetées : le dessert au chocolat en trois couches, sans gélatine.
- Préparation
- Cuisson
- Repos
- Total
- Portions
- 1 gâteau de 20 cm
Ingrédients
Le biscuit
- 4 œufs à température ambiante
- 100 g de sucre en poudre
- 90 g de farine T55
La mousse au chocolat
- 200 g de chocolat noir pâtissier, haché
- 300 ml de crème entière liquide, bien froide
- 1 pincée de sel fin
La ganache et le nappage
- 100 g de chocolat noir pâtissier, haché
- 100 ml de crème entière liquide
Préparation
Monter les œufs au ruban. Préchauffez le four à 180 °C et chemisez le fond d’un moule à manqué de 20 cm de papier cuisson. Versez les œufs et le sucre en poudre dans le bol du batteur, puis fouettez à vitesse moyenne 5 à 6 minutes : le mélange blanchit, triple de volume et retombe du fouet en un ruban lent et visible.
Cuire le biscuit. Tamisez la farine T55 au-dessus du bol pour éviter les grumeaux, puis incorporez-la en deux fois avec une maryse, en soulevant la masse de bas en haut pour garder tout l’air. Versez dans le moule, lissez et enfournez 18 à 20 minutes, jusqu’à ce que les œufs soient entièrement cuits à cœur, à 71 °C au centre du biscuit. Démoulez sur une grille et laissez refroidir complètement.
Fondre puis tiédir le chocolat. Hachez le chocolat noir pâtissier et faites-le fondre au bain-marie, à feu doux, en remuant jusqu’à obtenir une texture parfaitement lisse et brillante. Retirez du feu et laissez tiédir jusqu’à ce que le bol ne soit plus brûlant au toucher : un chocolat encore chaud ferait fondre la chantilly au moment de l’incorporer.
Monter une chantilly souple. Versez la crème entière liquide bien froide dans un bol et montez-la au batteur en chantilly souple : les fouets laissent des pics souples qui retombent légèrement au bout. Arrêtez dès cet instant, car une chantilly trop ferme rend la mousse granuleuse et moins aérienne lors de l’incorporation finale.
Incorporer la chantilly au chocolat. Incorporez d’abord un tiers de la chantilly au chocolat tiédi avec le sel fin, en fouettant franchement pour détendre la préparation. Ajoutez le reste en deux fois, à la maryse cette fois, en soulevant la masse de bas en haut pour préserver l’air. La mousse doit être homogène, souple et brillante, sans trace blanche.
Préparer la ganache. Portez la crème entière à ébullition dans une petite casserole, puis versez-la en trois fois sur le chocolat haché, en mélangeant au centre avec une maryse jusqu’à obtenir une émulsion lisse et brillante. Prélevez trois cuillères à soupe de ganache pour les rosettes et laissez le reste tiédir avant de napper.
Monter le gâteau. Placez le biscuit refroidi au fond du moule chemisé ou dans un cercle à pâtisserie posé sur une plaque. Versez la mousse au chocolat dessus, lissez la surface avec une spatule, puis tapotez légèrement le moule sur le plan de travail pour chasser les bulles d’air. Réfrigérez 15 minutes pour raffermir.
Napper et pocher les rosettes. Vérifiez que la ganache a tiédi : elle doit napper la maryse sans couler trop vite. Versez-la au centre du gâteau, inclinez le moule pour qu’elle s’étale et déborde légèrement sur les bords, puis pochez les rosettes de ganache réservée en bordure, à la douille cannelée. Réfrigérez 2 heures avant de servir.
Allergènes : Gluten, Œufs, Lait
Valeurs nutritionnelles (estimation, par portion)
- Calories
- 480 kcal
- Protéines
- 7 g
- Glucides
- 42 g
- Lipides
- 31 g
- Sucres
- 30 g
- Sodium
- 90 mg
Estimations uniquement : les valeurs varient selon les marques, les substitutions et la taille des portions.
Recette proposée par EasyCooks Kitchen · easycooksrecipes.com
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